Informations octobre 2011

 

100 ans, ça se fête!

Un héritage donné et reçu

L'Institut colonial fondé en 1905 devient, le 1er janvier 1912, l'École apostolique des missions canadiennes. Cette dernière deviendra, deux ans plus tard, le Collège apostolique Saint-Alexandre de la Gatineau. Le Collège demeure toujours un signe tangible de la riche histoire des Spiritains de la Province. C'est là que notre Congrégation a pris racine en terre canadienne. La plupart d'entre nous y ont étudié et/ou travaillé. Nous y sommes encore présents. Notre présence en est une d'accompagnement. Mais, par-dessus tout, le Collège demeure important et signifiant dans son milieu. On y retrouve, non seulement, une qualité au niveau de l'enseignement, mais c'est aussi un milieu de vie où se vivent les valeurs chrétiennes. Ainsi, la tradition du Collège Saint-Alexandre de la Gatineau repose sur les épaules de toutes les personnes qui y ont collaboré, les confrères qui y ont vécu et travaillé, et elle repose aussi sur le soutien et l'encouragement constants de notre Province.

Pour souligner ses cent ans d'héritage donné par le témoignage des Spiritains et reçu dans la fidélité, le Collège propose un programme d'activités dont le thème est « 100 ans d'héritage à célébrer ». C'est avec fierté et avec grande joie que nous nous joignons de tout cœur à cet événement.

Michel Boutot, c.s.sp.

Supérieur provincial



Activités

Octobre à décembre 2011 – Manteau du centenaire

Le manteau du Collège Saint-Alexandre, populaire dans les années 80 et 90, est de retour pour l'occasion. Il est disponible, au coût de 196 $ (145 $ pour les grandeurs Junior), pour les élèves, les parents, le personnel et les anciens.

Décembre 2011 – Lettre ouverte

M. Jacques Carbonneau, enseignant et directeur des élèves de 1973 à 2008, rédigera une lettre portant sur la place de choix qu'a occupé et qu'occupe toujours le Collège Saint-Alexandre de la Gatineau dans la communauté outaouaise. Ce texte sera proposé au journal Le Droit en plus d'être soumis au journal La Presse et au journal Le Devoir.

 

Mot du Provincial

Fraîchement sorti de deux rencontres de 3 jours respectivement, je ne peux m'empêcher de réfléchir sur quelques réalités actuelles de notre Congrégation et de notre Province. Je ne juge rien!, « Je réfléchis tout haut » comme on dit, question de mettre de l'eau au moulin.

La rencontre des 3, 4 et 5 octobre derniers à Granby avait pour but la préparation de notre prochain Chapitre provincial et la planification du mandat de trois ans du nouveau Conseil provincial. Ce fut une rencontre fructueuse et, au niveau de sa planification, ce fut une réussite aussi. L'ordre du jour était chargé mais l'équipe a travaillé fort. Vous entendrez sans doute parler de ce que nous y avons mijoté. Disons simplement qu'il y a du pain sur la planche pour chacun de nous, selon les possibilités et la réalité de chacun bien sûr. Quant à la rencontre des circonscriptions du Canada, des États-Unis et de TransCanada qui s'est tenue du 11 au 13 octobre 2011 à l'Université Duquesne à Pittsburgh, quelques pas de plus ont été faits vers un rapprochement de nos Provinces en termes de collaboration possible. Nous avons surtout clarifié ce que pourrait être une approche pertinente pour un avenir commun : la présence spiritaine au Canada et aux États-Unis. Après mûres réflexions et débats, nous comprenons que le plus important, lorsque nous pensons à l'avenir de notre Congrégation et de nos circonscriptions respectives, c'est la mission spiritaine. Et quand on y pense vraiment, la mission, aujourd'hui, elle est partout! Nous aussi, nous sommes « terres de mission ».

Vous vous demandez, peut-être, pourquoi ces deux rencontres ont suscité ma réflexion. C'est parce que j'y vois des éléments communs. Toutes deux sont des rencontres de préparation en vue de changements éventuels: faire face à un avenir certain et s'y préparer. C'est la mission spiritaine qui compte en bout de ligne. Tout ce que nous pourrons planifier et tout le processus de discernement que nous vivons, tant dans la Province que dans nos circonscriptions réunies, doit servir à assurer la mission spiritaine. Point à la ligne. Ce que nous voudrions accomplir, comme Conseil provincial, dans le mandat qui nous a été confié et que le prochain Chapitre provincial devrait confirmer, c'est de faire en sorte que notre Province, dans sa structure, puisse mieux servir la mission aujourd'hui. C'est ce que nous avons aussi réalisé lors de notre rencontre à Granby. « Vivre notre mission spiritaine jusqu'au bout » sera vraisemblablement le thème de notre prochain Chapitre provincial. On dirait qu'il y a comme un fil conducteur dans l'ensemble de nos efforts pour assurer la mission spiritaine, ici, et pour être fidèles à notre appel fondamental. Je cite une phrase de l'article « Vivre aujourd'hui le vœu d'obéissance » paru dans le dernier numéro d'ANIMA UNA que nous avons reçu récemment du Généralat et qui met en relief la réflexion présente : « Sous l'action de l'Esprit Saint, la vie consacrée elle-même devient mission » (ANIMA UNA, N° 63, octobre 2011, p. 13). Vue sous l'angle de la disponibilité, l'obéissance est alors mission. Tout converge. Tout ce qui foisonne partout dans notre Congrégation va dans ce sens. C'est la mission qui est, pour ainsi dire, notre moteur. En même temps, les aménagements et tout ce qui les précède ne sont pas des tentatives de repliement sur soi. Ils sont de vrais efforts pour mieux répondre à notre mission aujourd'hui. Nous ne devons rien épargner lorsqu'il s'agit de la mission spiritaine. La façon de vivre notre vie religieuse est garante de la qualité de notre apport à cette mission.

Notre Province, ainsi que les trois circonscriptions réunies, auront à poursuivre leurs réflexions, certes, mais elles auront surtout à oser de nouveaux chemins. Cela ne sera possible que si l'espérance nous habite. C'est ce qui est ressorti de notre rencontre à Duquesne. À ce propos, un court texte réaffirmant cette espérance sera bientôt disponible en français et servira à l'animation de nos circonscriptions. Chaque ligne de ce texte commence par « We believe… ». Il me semble qu'une conviction commune nous habite. Nous croyons que Dieu désire toujours que la grande famille spiritaine apporte sa contribution à la Mission ici et partout.

Michel Boutot, c.s.sp.

Supérieur provincial

 

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