Mot du Supérieur provincial
« Spiritains, quoi qu'il en soit… »
Le titre de mon texte fait écho à la lettre de Pentecôte 2011 de notre Supérieur général, le P. Jean-Paul Hoch. J'ai lu avec grand intérêt cette lettre qui, me semble-t-il, s'adresse directement à nous, membres de la Congrégation du Saint-Esprit, province du Canada. « Notons surtout la remarquable affirmation initiale selon laquelle le spiritain n'est pas d'abord défini par ce qu'il fait, ni par les endroits où il le fait, mais par les trois qualités fondamentales qui font de lui une personne "travailleuse", "compétente" et "disponible" ». Oui, ces qualités me font penser à nous tous et toutes, membres associés et profès, de la grande famille spiritaine.
Notre fête par excellence devrait être la Pentecôte, comme le souligne cette lettre : « Ainsi, beaucoup plaident pour une redécouverte de notre commune consécration à l'Esprit-Saint et, par conséquent, pour une meilleure célébration de la fête de la Pentecôte comme la fête principale de la Congrégation ». Elle l'a toujours été pour nous. Elle le demeure, même si nos moyens et nos forces ont diminué. Quoi qu'il en soit, nous sommes toujours spiritains et toujours participants à la mission.
Quel sens donnons-nous alors à cette consécration à l'Esprit de Dieu ? Quel sens cette consécration vient-elle donner à nos êtres spiritains et à la mission pour laquelle nous sommes en service ? Je crois qu'elle prend tout son sens dans l'abandon et la confiance en Dieu en toutes situations. Et peu importe notre état, nous continuons toujours à nous donner à la tâche et nous continuons à nous attacher à la personne du Christ. Cette réalité, je la perçois dans la lettre de notre Supérieur général lorsqu'il écrit : « Comment est-il possible qu'un même corps soit à la fois "un tas de pauvres gens", selon l'expression du Père Libermann, et véritablement une communauté d'authentiques témoins du Christ (…) ».
Pour ma part, j'aime bien imaginer l'Esprit de Dieu comme étant en quelque sorte sa « mentalité » devenue « personne » et qu'au jour de notre consécration, nous recevons plus profondément. Oui, la « mentalité » de Dieu nous habite et nous apprend à vivre par la grâce qui, un jour, nous a fait « revivre » et qui continue à le faire.
Chers frères et sœurs, je nous souhaite de continuer à prendre conscience de cette présence en nous. Laissons-nous envahir toujours plus par le don précieux qu'est l'Esprit du Christ. En cette Pentecôte 2011, prenons le temps de méditer la Parole de Dieu, de réfléchir sur les écrits de nos fondateurs et partageons ce que nous sommes et ce qui nous est donné gracieusement. Que la Pentecôte soit pour nous tous et nous toutes un temps d'action de grâce et de renouvellement.
Michel Boutot, c.s.sp.
Supérieur provincial
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