Mot du Supérieur provincial
En visitant le grenier de mes souvenirs, je me rappelle la fébrilité qui habitait mon cœur d'enfant à l'approche de Noël. C'est sûr que la magie de Noël avec ses bougies, ses gâteries et ses surprises me mettaient le cœur en fête. À bien y penser, ce qui me réjouissait le plus c'était la visite que les Fêtes nous amenaient : les « ma tantes » de la ville, les cousins, les cousines ou bien mes frères avec leur marmaille. Il est rare que nous ayons passé ce temps de réjouissance sans une maisonnée pleine où se mêlaient les rires, les jeux à l'extérieur comme à l'intérieur, les chansons, le violon et « domino les femmes ont chaud… ».
Tout ce préambule pour dire que c'est important de visiter et d'être visité. Dans les visites de mes Noëls d'enfants, c'était la joie de communier les uns aux autres qui me comblait. C'est la scène de la Visitation qui m'inspire ce brin de réflexion. Marie se rend rapidement chez sa cousine Élizabeth. Nous avons là, la grâce d'une rencontre.
Double rencontre : deux femmes enceintes, Marie et Élizabeth. Deux enfants, Jean témoin de la lumière et Jésus la lumière pour toutes les nations. Nous avons dans cette scène évangélique la rencontre entre deux alliances. Grâce à Élizabeth et à la naissance de Jean qui représente l'ancienne alliance, il y a l'annonce qu'un bourgeon va éclore. Dieu commence à se révéler comme le Dieu de l'impossible. L'alliance nouvelle se concrétise au cours d'une nuit pas comme les autres. Marie présente à toute la terre l'Enfant de la promesse. La grâce d'une rencontre. Le Christ vient à la rencontre de l'humanité, de notre humanité et de celle des personnes vers lesquelles nous sont envoyées.
Continuons de nous mettre en route, un peu moins rapidement peut-être car notre pas a ralenti mais allons-y sûrement. Il y a tellement de personnes en quête d'espérance. Jésus l'Emmanuel est là en chacun et chacune de nous, là où nous sommes. Accueillons l'amour qu'il nous offre et partageons-le d'abord avec celui ou celle d'à côté.
La grâce d'une rencontre, nous l'avons vécue dans la visite de nos deux confrères du Généralat, les Pères Christian Berton et Roland Rivard, que nous remercions. Regarder ensemble vers l'avenir, quel qu'il soit, pour continuer à vivre notre vie de missionnaires spiritains dans la fidélité à nos fondateurs en tenant compte de notre « petit reste ».
À chacun et à chacune, je souhaite des rencontres qui seront semences de Vie. JOYEUX NOËL et BONNE ANNÉE 2011. Une nouvelle année ouverte sur l'avenir.
Michel Last, c.s.sp.
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