Nombreux sont ceux qui me demandent souvent de leur parler de mes engagements à La Prairie, dans le diocèse de Saint Jean-Longueuil. Voici brièvement l'essentiel de ce qui m'occupe dans mon actuel milieu de vie.
C'est officiellement le 1er août de la même année que j'ai commencé à y travailler. C'est donc dans la pastorale paroissiale que je me suis plongé.
Cette paroisse est, en fait, une unité pastorale regroupant cinq anciennes paroisses sous une même administration tout en gardant leurs lieux de culte. Il s'agit de Saint Philippe, Saint Mathieu, Saint Marc (à Candiac), Christ-Roi (La Prairie) et La Nativité (La Prairie). En Passant, L'église de La Nativité est un beau monument historique datant de 1841; troisième église de cette paroisse fondée en 1667.
L'action pastorale est menée par une équipe composée de trois prêtres et cinq agentes de pastorale. Le curé et l'autre prêtre-collaborateur sont des diocésains.
Ma part de charge au sein de cette équipe est restée presque la même depuis deux ans. En dehors du ministère presbytéral ordinaire (célébrations et préparations aux sacrements...) je m'occupe de la pastorale des aînés et des malades, spécialement à la Résidence La Belle Époque et dans quelques foyers des environs ouverts à nos services. Je suis «aumônier» du groupe local de La Vie Montante, un mouvement pour personnes à la retraite. Je co-anime et assure le suivi dans le comité local de Développement et Paix et, il y a peu, j'ai un pied comme animateur spirituel dans le groupe La Relève, un mouvement pour jeunes que je trouve très dynamisant et un des signes d'espérance pour l'Église de demain.
Voilà, en résumé, ce qui constitue mon engagement dans ce milieu qu'on qualifie de plus en plus de l'un des dortoirs de Montréal. Ce n'est sans raison! Avec une moyenne annuelle d'environs 350 baptêmes, 30 mariages, 110 funérailles... il est clair que nos fins de semaine sont généralement bien remplies. Et il n'est pas rare de se plonger dans l'exercice de passer d'une émotion à une autre dans l'intervalle de quelques heures ou même de quelques minutes, par exemple passer des funérailles au mariage ou l'inverse.
Suis-je heureux dans ce que je fais? La réponse est sans nul doute, OUI. Heureux de se voir utile, bien que serviteur quelconque, dans ce coin particulier du grand champ du Seigneur; de voir tous ces visages rayonnant de joie après des baptêmes ou des mariages; de pouvoir réconforter, tant soit peu, ces personnes éprouvées par la faiblesse de la santé ou par le deuil; de vivre des rencontres édifiantes avec tant de personnes qui ne demandent souvent que d'être écoutées... Quoi de plus beau, de plus humanisant, et par dessus tout, de plus sanctifiant!
Il est vrai que rien n'est facile en soi, surtout dans le contexte actuel du rejet et de la méconnaissance de Dieu et de l'Église. Par ailleurs, au regard attentif de multiples signes, timides mais évidents, il y a de quoi espérer en un avenir meilleur pour cette Église en perpétuelle purification.
Quant à moi, j'aurai au moins appris cette leçon de ma courte expérience: une lampe-témoin, comme celle du tabernacle, attire vite les regards et suscite la curiosité; alors que les projecteurs éblouissent et finissent par faire détourner ces mêmes regards. S'il pouvait en être ainsi de notre foi en ces temps.
À PLUS