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International - 11-Sep-2015
"Aliments de guerre", rapport de Caritas sur les conflits oubliés
Faim et guerre : deux phénomènes diffus mais dont on ignore souvent les liens profonds. Or, les relations entre les dynamiques d'accès à la nourriture et les conflits sont analysées dans le rapport "Aliments de guerre", publié par l'organisation Caritas-Italie en collaboration avec Famiglia Cristiana et Il Regno et édité par Il Mulino.

Présenté ce vendredi à Milan dans le cadre de l'Exposition Universelle, le rapport se demande à quel point la guerre peut-elle être déterminée par des facteurs liés à la production, à la distribution et à la consommation des produits alimentaires et quel genre de conséquences découlent des conflits du point de vue de la sous-alimentation et de la mauvaise distribution des ressources alimentaires. En d'autres termes, inaugurant le premier des deux jours de réflexion dédiés à la lutte contre la faim, les auteurs indiquent que le rapport étudie les relations inverses, qui, de l'extrême pauvreté portent à la conflictualité violente, de même qu'il analyse les dynamiques qui utilisent les personnes et leurs besoins primaires pour construire la violence, les rendant de fait des "aliments de guerre". En effet, après plusieurs années de signe positif, les indicateurs servant à mesurer le degré de "pacificité" de la planète commencent à pointer vers le bas. L'intensité de la plupart des conflits a augmenté, en même temps que la forte implication de la population civile et qu'un recours croissant à l'action terroriste. D'une manière plus générale dans les différents conflits de cette dernière décennie, les morts sont passés d'une moyenne de 21.000 à 38.000 par an. L'Afrique et l'Asie sont les continents les plus instables à l'échelle mondiale. Chez elles, la pénurie d'aliments et les guerres se mélangent dans un cocktail fatal, avec un inévitable reflet migratoire dans le monde entier.
 

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