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International - 02-Oct-2015
L'Église et l'Union Africaine ensemble en faveur du développement
"C'est une nouvelle chance pour pouvoir contribuer aux efforts déployés en faveur du développement du continent", a déclaré à la MISNA Berhanu Tamene Woldeyohannes, au sujet du nouveau statut d'observateur conféré au Symposium des Conférences Épiscopales d'Afrique et de Madagascar (Sceam) auprès de l'Union Africaine (UA).

Diplômé en droit et philosophie à Addis-Abeba (Éthiopie) et à Harare à l'Arrupe College (Zimbabwe), avant d'entreprendre des études en management de la paix et de la sécurité, ce laïc originaire d'Éthiopie est responsable de la Commission Justice et Paix du Sceam. C'est d'ailleurs pour le compte de ce même organisme qu'il dirige à Addis-Abeba le Bureau de Liaison près l'UA. "La récente signature du mémorandum d'accord bilatéral représente une avancée importante dans des domaines bien précis", souligne encore Berhanu Tamene Woldeyohannes, qui précise : "Avec la collaboration des Commissions régionales de Justice et Paix et des institutions économiques africaines, on va pouvoir contribuer au développement intégral du continent en vertu de l'Exhortation Apostolique post-synodale Africae Munus". Et les références sont aussi nombreuses qu'astreignantes et nécessaires. À partir d'Africa 2063, document stratégique mis au point par l'UA et qui associe à l'impératif de la croissance économique celui du respect des droits sociaux et l'égalité des sexes, jusqu'à l'Agenda pour le Développement Durable adopté par l'Assemblée Générale de l'Onu. "L'accord passé avec l'Union Africaine – souligne Berhanu Tamene Woldeyohannes – fixe une série de domaines d'intervention où concentrer l'attention et renforcer les collaborations : la défense des droits de l'homme et des peuples, l'engagement pour renforcer l'unité et la solidarité entre les pays et les communautés du continent, le soutien en faveur d'une bonne gouvernance, de la démocratie et de l'État de droit, la promotion de relations et d'accords économiques fondés sur des principes de justice". Le mémorandum oblige les parties à se consulter les unes les autres et à coopérer afin de réaliser des objectifs spécifiques à l'échelle nationale, continentale et internationale. Même au niveau financier, l'UA et le Sceam dialogueront en quête de financements pour des activités communes au profit de tout le continent. "Cet engagement – ajoute enfin le responsable du Bureau des Liaisons – sera également décliné au niveau régional : il faudra faciliter et enrichir le dialogue entre chaque Conférence Épiscopale et les institutions des différents domaines du continent, comme la Communauté des États du Sahara et du Sahel, l'Union du Maghreb ou encore l'Autorité Intergouvernementale pour le Développement".
 

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