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International - 04-Dec-2015
CLIMAT : APPEL DU G77 À RESPECTER LES PROMESSES FINANCIÈRES
"La question du financement scellera l'accord de Paris, ou le détruira", a déclaré l'ambassadrice sud-africaine Nozipho Mxakato-Diseko, présidente du G77+Chine, bloc qui rassemble des dizaines de pays pauvres et émergents et représente l'un des protagonistes des négociations qui se tiennent actuellement à Paris sur la lutte contre le changement du climat.

"Nous voulons de nouveaux engagements de financements", a-t-elle ajouté : "Nous voulons savoir avec certitude que les versements et les transferts de technologies se feront". Le G77 rassemble certains des pays les plus pauvres du monde mais aussi des géants connaissant une croissance impétueuse, comme la Chine et l'Inde, qui figurent au nombre des premiers pollueurs de la planète. D'une manière générale, toutefois, cette alliance hétérogène représente essentiellement des pays qui subissent les conséquences des choix des grandes puissances riches et industrialisées.

La président du G77+Chine a évoqué un accord conclu lors de précédentes négociations en vertu duquel les pays les plus développement s'étaient engagés à verser 100 milliards de dollars par an d'ici 2020 pour que les gouvernements dotés de ressources inférieures et plus exposés aux risques du changement du climat puissent investir dans les énergies propres et atténuer les dégâts écologiques et sociaux.

La 21ème Conférence des Parties de la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement du Climat se tient à Paris depuis le 30 novembre. Avant le 11 décembre prochain, les délégués de 195 pays devront avoir mis au point des stratégies et définir des engagements destinés à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Les experts de l'Onu avertissent que le maintien de la température de la planète en-dessous de 2°C par rapport à l'ère préindustrielle reste un objectif imprescriptible.

 

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