Libéria

 
Libéria - 15-Sep-2014
La santé est au plus mal selon les missionnaires
« Il y a chaque jour de nouveaux cas; le matin, on peut trouver des cadavres laissés sur la route pendant la nuit par des personnes ne voulant pas être identifiées » témoigne don Nicola Ciarapica, salésien à Monrovia, que la MISNA a interrogé.

Les difficultés du système d'aide est un sujet qui revient souvent dans les témoignages comme le rapporte également sœur Anna Rita Brustia, missionnaire à Monrovia : « De nombreux centres de soins sont fermés car le personnel ne dispose pas d'équipements de protection contre Ebola et préfère donc ne pas se rendre au travail ». Au Liberia, au moins 80 médecins et infirmières sont morts après avoir été touché par le virus. Une situation difficile contre laquelle la communauté catholique essaie de se mobiliser : « L'Église travaille afin de réhabiliter les deux centres hospitaliers fermés et rendre plus accessibles sept autres centres qui fonctionnent encore ; elle travaille aussi afin de préparer le personnel de Médecins sans frontières et dans bien d'autres cas encore » ajoute Don Nicola. Un engagement tenu également à West Point, dans la banlieue de Monrovia, où la mise en quarantaine a été supprimée. « L'isolement n'a tenu que quinze jours car il n'était pas possible de distribuer de la nourriture et des médicaments à tous. Le rassemblement des personnes souhaitant recevoir des aides était d'ailleurs une source de contagions. » Au Liberia, au moins 1224 personnes ont été victimes de l'épidémie d'Ebola. Mais de nombreux cas ont bien évidemment échappé aux statistiques. « Nombreux sont ceux qui meurent chez eux, souvent dans des villages éloignés où il n'y a aucun centre d'aide » Toutefois des raisons d'espérer subsistent. Parmi celles-ci, il y a la prise de conscience accrue de la gravité de l'épidémie et des pratiques à mettre en œuvre afin de réduire les risques de contagion. « De plus en plus de personnes pensent que l'épidémie d'Ebola est une vraie maladie et est fatale dans la plupart des cas. Et elles prennent les mesures nécessaires afin de la prévenir » assure Soeur Anna Rita.
 

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