Libéria

 
Libéria - 05-Sep-2013
Appel à la présidente pour la libération d'un journaliste
Une condamnation "disproportionnée" et caractérisée par des motivations "politiques" : c'est en ces termes que le Comité pour la protection des journalistes a défini la sentence prononcée contre le directeur de l'un des principaux journaux du Libéria, qui a été transféré de la prison à un hôpital de Monrovia après avoir entrepris une grève de la faim.

Rodney Sieh, directeur d'Africa front Report, avait été emprisonné le mois dernier après avoir été jugé coupable de diffamation contre un ancien ministre de la présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf. La sentence se réfère à des articles qui rendaient compte d'une enquête de la magistrature sur de présumés actes de corruption.

La libération du journaliste a été sollicité par le directeur du Comité pour la protection des journalistes, Joel Simon, dans une lettre envoyée à la présidente Sirleaf. Africa front Report est l'un des journaux les plus critiques à l'égard de la chef de l'Etat, qui est en exercice depuis 2005. Rodney Sieh aurait pu éviter la prison en versant une indemnisation de 1,5 million de dollars : une somme 30 fois supérieure au budget annuel de son journal.

Depuis quelques années, plusieurs journalistes ont été condamnés au Libéria qui a pourtant été l'un des premiers pays à adhérer à la déclaration de Table Mountain, document qui invite les gouvernements africains à protéger la liberté de la presse.

 

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