Honduras

 
Honduras - 17-Jul-2014
Enfants migrants: Le Honduras demande l'aide des États-Unis
Un mini Plan Marshall pour permettre à l'Amérique Centrale de lutter avec plus d'efficacité contre l'insécurité et le narcotrafic qui poussent un nombre croissant d'adultes, de jeunes et d'enfants à migrer vers les États-Unis : voici ce que demande le Honduras, pays avec le taux d'homicides le plus élevé au monde, à la Maison Blanche, à laquelle elle demande un soutien décisif pour son pays, le Guatemala et le Salvador, les plus touchés par la violence et la pauvreté.

« Il faut admettre que nos pays ne peuvent pas y arriver tous seuls. Ceci signifie que nous ne réussirons pas à contenir concrètement les flux de sortie des migrants à moyen terme. Nous avons besoins des États-Unis et du Mexique sur la migration, car le problème nous concerne tous », a déclaré le président du Honduras Juan Hernández lors d'une conférence internationale sur la migration infantile, avec la présence entre autres du secrétaire général de l'Organisation des États américains (OSA) José Miguel Insulza. De la même façon, le ministre des Affaires Étrangères Mireya Aguero a soutenu que les mesures prises jusqu'à présent par les États-Unis pour renforcer la sécurité aux frontières étaient inefficaces. L'appel lancé par le président du Honduras se réfère donc principalement à l'urgence migratoire, comme l'appelle Barack Obama, représentée par plus de 57 000 mineurs non accompagnés d'origine centraméricaines interceptés depuis octobre dernier à la frontière sud des États-Unis. D'après les estimations américaines, ce chiffre pourrait dépasser les 90 000 d'ici septembre prochain. Amérique Centrale, Mexique et États-Unis doivent « prendre rapidement des décisions politiques inévitables et nécessaires pour faire face et résoudre ce problème immédiatement », a également déclaré Juan Hernández, tout en ajoutant qu'il attendait de la Maison Blanche « une politique migratoire claire » ainsi qu'« une protection et un accueil adéquats pour ces mineurs ». Selon les déclarations du secrétaire pour la Sécurité interne des États-Unis, Jeh Johnson, les enfants migrants arrivent à un rythme de 200-250 par jour. S'ils sont seuls et qu'ils ne viennent pas d'un pays frontalier, dans ce cas le Mexique, le gouvernement doit les transférer dans des centres d'accueil et leur garantir dans les 72 heures une assistance juridique, médicale et psychologique. Ils restent environ un mois dans ces centres puis dans 85% des cas, les enfants sont confiés à un membre de leur famille présent sur le territoire américain dans l'attente que leur dossier soit examiné par un tribunal. Mais le flux sans précédent enregistré dans la première semaine de juillet a conduit à ce que pour beaucoup d'entre eux, les échéances n'ont pas été respectées et restent alors dans des structures improvisées dans l'attente d'être très probablement expulsés. Ces jours-ci, le porte-parole de la Maison Blanche, Josh Earnest, avait été catégorique : la grande majorité des mineurs migrants centraméricains non accompagnés qui sont arrivés sur le sol américain durant ces derniers mois ne pourront pas y rester.
 

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