Afrique_Général

 
Afrique_Général - 23-juil.-2010
Les pays sahélo-sahariens rejettent les charges contre le président du Soudan
À l'occasion de son 12ème Sommet qui a débuté jeudi soir à N'Djamena, la Communauté des États sahélo-sahariens (Cen-Sad) rejette toutes les accusations formulées contre le président soudanais Omar Hassan el-Béchir.

La décision de la Cen-Sad, annoncée par son secrétaire général Mohamed al-Madani al-Azhari aux participants de la réunion, met fin aux récentes polémiques relatives à la présence dans la capitale tchadienne du président soudanais, objet d'un mandat d'arrêt international délivré par la Cour pénale internationale (Cpi) pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité et depuis peu, génocide, commis au Darfour. Malgré les nombreuses pressions de l'Occident – dernière en date, celle de l'Union européenne (UE) qui a sommé jeudi le Tchad d'arrêter M Béchir – les pays arabes et africains continuent de ne pas reconnaître la validité des procès ouverts devant la Cpi, instaurée, dirait-on, pour juger les seuls Africains. Les travaux de vendredi se poursuivront à huis-clos, conformément au protocole établi par les autorités tchadiennes. Depuis la création de la Cen-Sad en 1998 à l'initiative du colonel libyen Mouammar Kadhafi, 22 États ont rejoint les six membres fondateurs (Libye, Burkina Faso, Mali, Niger, Tchad, Soudan) pour un total de 350 millions d'habitants répartis sur un territoire couvrant presque la moitié de toute la surface du continent. Les chefs d'État et de gouvernement rassemblés à N'Djamena devront non seulement envisager l'avenir de la Cen-Sad mais aussi parvenir à une position commune avant de partir pour Kampala (Ouganda) où ils participeront dimanche prochain au Sommet de l'Union africaine (UA).
 

PDF