Amérique latine

 
Amérique latine - 16-Dec-2013
Les brèves d'Amérique Latine
Venezuela, Équateur, Colombie, Argentine

VENEZUELA – Tous les avions de la compagnie Air France présents dans l'aéroport de Maiquetía seront contrôlés après qu'un vol de la compagnie française à destination de Paris a été suspendu samedi soir et reporté au lendemain suite à la diffusion d'une alerte à la bombe à bord d'un appareil. Aucune bombe n'a été retrouvée au terme des opérations d'inspection. Le gouvernement français a lui-même confirmé avoir reçu des informations sur une éventuelle menace, mais sans en spécifier la nature. En septembre, un chargement de cocaïne avait été découvert à bord d'un appareil d'Air France sur la liaison Caracas-Paris. ÉQUATEUR – Au moins 55 détenus se sont évadés d'un institut pénitentiaire provisoire rattaché à l'une des principales prisons de Quito, qui, avec une capacité de 300 prisonniers, en accueille plus de 1500. Selon le ministre de l'Intérieur, José Serrano, l'évasion – qui n'a réussi qu'en partie, dans la mesure où 20 détenus ont été repris – “visait à soulever une sorte d'émeute et à provoquer le chaos afin de faciliter l'évasion d'individus hautement dangereux de la prison adjacente”. COLOMBIE – Le président Juan Manuel Santos a annoncé que le leader du 6ème front des Farc, alias Andrès ou Diego Fernando Tabares, avait été abattu par la police. L'intéressé était accusé d'avoir planifié l'an dernier un attentat contre l'ancien ministre de l'Intérieur, Fernando Londono, qui a été blessé dans l'épisode. La mort de ce commandant rebelle a précédé l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu unilatéral décidé par les Farc pour les festivités de Noël, tel que l'avaient annoncé il y a quelques jours les négociateurs du groupe rebelle présents au processus de Cuba. ARGENTINE – Le gouvernement a mis au point une opération “anti-pillages” pour les 19 et 20 décembre pendant laquelle il déploiera les forces de sécurité et de la police provinciale à Buenos Aires et dans les régions où le risque de violences restera élevé. “Nous serons intraitables. Le premier à se rendre responsable de mises à sac ira en prison et y restera”, ont déclaré des sources de l'exécutif reprises par le quotidien La Nacion. Pour les 19 et 20 décembre, les “réseaux sociaux” ont appelé à de massives manifestations pour l'anniversaire de la crise économique qui avait paralysé l'Argentine en 2001.
 

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