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Asie_General - 15-févr.-2012
Affrontements, arrestations et visas refusés
Après avoir massivement déployé ses agents des forces de sécurité dans la capitale Manama, le Bahreïn a refusé d'octroyer les visas nécessaires aux journalistes désireux de suivre les manifestations annoncées depuis plusieurs jours pour commémorer l'anniversaire de la contestation populaire.

Selon la presse internationale, le centre de Manama a été isolé par la police afin d'empêcher les manifestants de gagner les points névralgiques de la capitale. Les agents ont par ailleurs eu recours aux gaz lacrymogènes et à des balles en caoutchouc pour disperser de jeunes contestataires munis de pierres et de bouteilles incendiaires.

L'agence de presse officielle Bna n'a jusque là confirmé que l'arrestation d'un "groupe de saboteurs" qui ont paralysé la circulation sur l'autoroute Shaikh Khalifa ben Salman.

Dans une interview à l'hebdomadaire Der Spiegel, le roi du Bahreïn, Hamad ben Isa Al Khalifa, a quant à lui soutenu avoir mis en œuvre de profondes réformes politiques, telle la possibilité pour le parlement de voter une motion de censure à l'encontre du gouvernement.

Les déclarations du roi s'opposent néanmoins aux revendications de la communauté chiite, qui, bien que majoritaire dans le pays, est exclue de la gestion du pouvoir et dénonce des discriminations massives.

Pendant ce temps, selon le site Al Jazeera, le Bahreïn aurait bloqué l'octroi de visas aux journalistes étrangers pour tout le mois de février. En outre, le pays aurait passé des accords avec des sociétés de relations publiques, dont l'une serait parvenue le 30 janvier dernier à annuler la publication sur le site du quotidien britannique The Guardian d'un article particulièrement critique envers les réformes mises en place au Bahreïn.

 

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