Inde

 
Inde - 27-Jan-2018
Affirmation du caractère essentiel de la liberté religieuse pour le développement de la part des chrétiens
Le discours que le Premier Ministre indien, Narendra Modi, a tenu au récent Forum économique de Davos (23-26 janvier) touchant des thèmes tels que la liberté et la tolérance religieuse est appréciable et exprime « une vision noble et clairvoyante ». Maintenant, il appartient au gouvernement indien « de le traduire dans les faits ».

C’est ce qu’observe Joseph D'Souza, « évêque » protestant indien et Président de l’organisme œcuménique All India Christian Council, qui comprend des représentants catholiques et d’autres confessions. Ainsi que l’a appris l’Agence Fides, Joseph D'Souza a participé à un événement, qui s’est tenu ces jours derniers à Mumbai, auquel ont pris part des hindous, des juifs, des musulmans, des chrétiens, des bouddhistes, des sikhs et des membres d’autres communautés religieuses organisé par le Centre Simon Wiesenthal, centre d’étude ayant son siège aux Etats-Unis et actif dans la promotion de la tolérance entre les religions.
En intervenant à la rencontre, Joseph D'Souza a rappelé la noble vision énoncée par les paroles prononcées par le Premier Ministre Modi, les mettant ensuite sans pitié en rapport avec le nationalisme religieux croissant qui s’enregistre en Inde. Dans une note envoyé à Fides, Joseph D'Souza observe : « Le discours du Premier Ministre Modi au Forum économique de Davos a fourni la vision d’une Inde inclusive et démocratique. Toutefois, ce que l’Inde a vu au cours de ces derniers temps est une augmentation constante de l’extrémisme religieux bouddhiste, un extrémisme fortement politisé. Le Premier Ministre Modi connaît la violence qui a été déchaînée contre les dalits, les musulmans et les autres minorités à cause du renforcement de l’hindouisme politique. Le gouvernement doit faire davantage pour traduire dans les faits sa vision, noble et sincère, d’une Inde inclusive et démocratique ».
« En Inde, toutes les religions méritent d’être respectées – indique Joseph D'Souza. La liberté religieuse est essentielle au développement économique et social de toute société voulant être prospère. Ceci est particulièrement vrai pour l’Inde, terre riche en opportunités et en potentialités. Si les responsables de la nation veulent voir l’Inde devenir une superpuissance sur la scène mondiale, ils ne peuvent permettre que la religion soit abusée et utilisée en vue de la violence et comme instrument politique ».
Joseph D'Souza remarque : « L’Inde a besoin d’un patriotisme sain, exempt de nationalisme religieux. Le nationalisme religieux, de par sa nature même, divise et polarise la société et, trop souvent, il se traduit en violences à l’encontre des communautés minoritaires et même de ceux qui, au sein de la majorité, sont en désaccord avec ceux qui politisent la religion ». C’est pourquoi, conclut-il, « il est urgent que toutes les forces sociales, politiques et religieuses en Inde célèbrent la liberté religieuses et s’engagent à promouvoir la coexistence pacifique ». (PN-PA) (Agence Fides 27/01/2018)
 

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