Congo Kinshasa RDC

 
Congo Kinshasa RDC - 28-Oct-2017
Report des élections à 2019 et proposition de l'opposition visant à la nomination d'un Président de transition de la part des Evêques
« Les assises du Centre inter diocésain ne sont pas mortes: «Le cadre de l’accord de la Saint-Sylvestre n’est pas mort, on peut le ressusciter avec l’aide de la CENCO et on désignera le remplaçant de Joseph Kabila. Appelez ça troisième dialogue.

Moi je ne suis pas dans la querelle des mots, à partir du moment où tout cela aura lieu après Joseph Kabila » a déclaré le Président du Rassemblement de l’Opposition, Félix Tshisekedi, après que le Président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Corneille Nangaa, ait annoncé, le 10 octobre, qu’il faudra 504 jours pour préparer les élections présidentielles à compter de la fin des opérations d’inscription des électeurs sur les listes électorales. Ce qui signifie « qu’il n’y aura pas d’élections avant le printemps 2019 » affirme une note envoyée à l’Agence Fides par le Réseau Paix pour le Congo.
L’opposition a violemment critiqué le Président de la CENI, l’accusant de vouloir de cette manière prolonger de deux années supplémentaires le mandat du Président Kabila, arrivé à échéance le 20 décembre 2016.
Félix Tshisekedi a affirmé que « par cette déclaration, Monsieur Kabila et Corneille Nangaa ont déclaré la guerre au peuple congolais et se sont disqualifiés ». Il a proposé, comme possible solution à la crise politique, la nomination, sous l’égide de la CENCO, d’un Président de la République de transition, en remplacement de Joseph Kabila.
Les Evêques sont, une nouvelle fois, appelés à intervenir pour tenter de résoudre l’impasse politique, cette fois à la demande du principal représentant de l’opposition. L’an dernier, ils étaient intervenus à l’invitation du Président Kabila. Grâce à leur médiation, avait été signé, en date du 31 décembre 2016, un accord national dit de la Saint Sylvestre, qui prévoyait la formation d’un gouvernement d’unité nationale devant préparer les élections présidentielles d’ici la fin de cette année. L’exécutif a été formé mais le Rassemblement de l’Opposition n’y participe pas et, de facto, il n’a pas été en mesure de préparer le scrutin.
Le Président de la CENI a motivé a motivé le fort retard intervenu par un manque de fonds – quelques 500 millions d’USD – et l’absence de soutien logistique de la communauté internationale. Cependant, le chef de la MONUSCO – Mission de l’ONU en République démocratique du Congo - Maman Sambo Sidikou, a affirmé aux Nations unies que « la publication d’un calendrier électoral réaliste, l’établissement d’un budget pour la tenue des élections, la mise en œuvre des mesures de décrispation et la garantie du respect des droits et libertés fondamentales sont les principales conditions à remplir pour faire avancer le processus politique ». Il suffirait que le Gouvernement et la Commission électorale remplissent ces conditions et la Communauté internationale serait prête à débloquer immédiatement les 500 millions mentionnés et même plus, si nécessaire. (L.M.) (Agence Fides 28/10/2017)
 

PDF