Brésil

 
Brésil - 03-Feb-2018
Réaffirmation de l'engagement chrétien contre le délabrement civil, social, humain et environnemental du pays de la part des Communautés ecclésiales de base
C’est le temps de repartir et d’identifier de nouvelles perspectives d’engagement pour les groupes de laïcs se réunissant pour cultiver la foi à la lumière de la Parole de Dieu, reversant leur engagement chrétien au sein de la société. Après la XIV° Rencontre inter ecclésiale des Communautés ecclésiales de base (CEB), tenue à Londrina, dans le sud du Brésil, en présence de 3.300 délégués et de 60 Evêques, l’Evêque de Campos (Rio de Janeiro), S.Exc. Mgr Roberto Ferrería, décrit, dans une note parvenue à l’Agence Fides, la rencontre comme « le renouvellement de la vitalité et de l’enthousiasme de l’expérience des origines (des CEB) consistant à être Eglise et à vivre la foi à partir du peuple, des personnes simples et humbles ».

« L’œuvre de développement et de promotion sociale des pauvres accomplie par les CEB est indéniable – affirme l’Evêque. Elles ont appris à lier de manière inséparable la vie et la foi, illuminant leur chemin de vie par la Parole de Dieu et promouvant intégralement la dignité humaine ». Indépendantes des partis et des syndicats, les CEB « ont formé des responsables qui se dépensent au profit des pauvres, de la justice sociale et du bien commun » poursuit-il.
Mgr Ferrería souligne que « la spiritualité enracinée dans la réalité » a animé le rendez-vous qui vient de s’achever. Le thème des « défis dans les périphéries urbaines » a été traité au travers d’approfondissements et de débats sur des thèmes tels que le logement, la mobilité, les politiques publiques, la santé, l’instruction, le temps libre et la culture, l’œcuménisme le dialogue interreligieux et l’écologie, et ce dans la perspective d’une théologie, d’une ecclésiologie et d’une pastorale qui aident à illuminer le chemin vers « la nouvelle Jérusalem, ville de paix et de justice ». Le bilan est, pour Mgr Ferrería, positif « à cause de la joie débordante, de la fraternité entre les participants et du témoignage d’une Eglise en sortie ».
« Nous avons fait l’expérience de Moise devant le buisson ardent – indique le document conclusif de la rencontre – lorsque, mis à l’épreuve par Jahvé, il fut envoyé par le Dieu libérateur à racheter Son peuple de l’esclavage qui emprisonne les corps et colonise les esprits ».
Réaffirmant leur disponibilité au dialogue avec tous, en premier lieu au sein même de l’Eglise, les délégués ont souscrit leur engagement à répondre « à la démobilisation des structures démocratiques dans notre pays, à la perte des droits civils et sociaux, et à la dégradation de la dignité humaine et de celle de la Création ». L’engagement en question se concrétisera dans l’action en faveur des jeunes, de la vie, de la femme et de sa « pleine dignité ecclésiale », des indigènes, des sans-abri, des migrants et des réfugiés, des détenus, des enfants et des personnes âgées.
Des institutions de l’Etat, indique le document conclusif, sont attendues « des politiques d’inclusion sociale », les délégués s’engageant à participer aux « conseils de citoyenneté », à promouvoir la démocratie, « l’économie populaire, solidaire et durable », la vocation politique des chrétiens et à renforcer le contrôle sur la politique et l’autorité judiciaire. « Nous ne pouvons pas oublier – concluent-ils – que les communautés chrétiennes naquirent au milieu des pauvres en tant que cri d’espérance et lieu de rapports égalitaires et inclusifs ». (SM) (Agence Fides 03/02/2018)
 

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